Hey mon ami !
Tu croyais-tu que je t'avais oublié ? Meuh non, meuh non, on n'abandonne pas son blog comme ça.
Non, j'avais tout simplement besoin de vacances et là où j'étais, nul réseau ne passait (ou si peu). J'ai tout de même réussi à t'envoyer un article depuis Saint-Lary, étape du Tour de France cette année : il suffit de lire le billet précédent pour le constater. Bon, c'est moche, il y a des fautes de frappe et le texte est hyper court, mais je tenais absolument à conserver ce texte trouvé dans le petit salon de thé de la station, et qui aborde les notions drastiquement différentes de bicylette et de vélo (y en a qui n'ont que ça à faire ^^).
Bref, me revoilà sur les ondes, plus reposée que jamais (enfin, non, j'ai repris le travail, je suis déjà moins reposée qu'il y a deux semaines...).
Et le sujet du jour est doooooooooooooooooooooooonc : la jungle urbaine dans laquelle moi, nous, tous les cyclistes devons survivre. Et c'est pas évident ! Passage en revue des différents prédateurs croisés sur les chemins...
Le Paresseux
Vous vous dites tous : "mais, c'est pas un prédateur, un paresseux ! Ca a deux de tension !" Et ben justement, c'est un danger de par sa fainéantise ! Il en existe deux espèces au sein de la urban jungle.
- le paresseux "super-lent"
Il est en balade à vélo devant toi, ou en voiture devant toi quand tu n'es pas sur une piste cyclable. Il a le temps, lui, et toi, tu sais qu'il va falloir rattraper ce précieux temps perdu en pédalant comme un boeuf, arrivant en nage au travail où l'on t'attend pour une réunion au sommet. Toi, tu piles, tu zigzagues pour éviter de poser le (fameux) pied à terre (que tu ne veux pas poser parce que tu es fier - moi y compris, hein. Phénomène surprenant à développer dans un autre billet). Déjà là, tu sens que tu n'es pas safe, safe. Alors, ça t'énerve. Alors, tu fais des écarts, des tentatives de dépassement par la gauche (ou par la droite, hein...), augmentant ainsi de manière non négligeable la taille de ta bubulle de risques qui t'entoure : autrement dit, tu deviens toi-même dangereux, pour les autres mais aussi toi-même.
- le paresseux "méga-flemme"
Celui-ci, c'est quasi exclusivement un automobiliste qui a une chose urgente à faire : déposer son fils, sa soeur, le Pape ; poster un courrier devant partir la veille ; acheter le paquet de clopes parce qu'il n'y en avait plus pour la sacro-sainte "cigarette du matin" ; répondre au SMS de sa fille qui ne trouve plus ses pinces à cheveux (ça fait 5 minutes que l'automobiliste menace d'écraser tout le monde en tentant de répondre, alors il préfère s'arrêter). Et comme il a décidé que c'était là, et pas ailleurs, qu'il devait stationner son véhicule, paf, sans clignotant ou presque, il se gare à droite. Où ça, où ça ??? Je vous le donne en plein dans le mille : sur ta piste cyclable quand tu arrives pile dessuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuus !!! Alors que, 100 mètres plus loin, il y a des places de stationnement disponibles, ou un renfoncement, bref, tout autre espace. Là, tu graoutes (oui, tu fais "grrrrrrraou"), et tu tentes d'éviter l'obstacle. Mais c'est sans compter sur les autres voitures qui ne veulent pas que tu les dépasses (cf 3è billet) : là, tu poses ton pied à terre, en graoutant et tu attends soit que l'automobiliste reprenne sa route, soit qu'un gentil usager de la route te cède le passage. Le danger là-dedans ? Piler le nez dans le pare-choc de la voiture qui s'arrête ou rentrer dans l'aile avant-droite de celle qui arrive.
Alors, c'est toujours aussi gentil un paresseux ? :)
La Pie
C'est cette demoiselle (rarement un homme étrangement) à bicyclette, qui te voit arriver au même point qu'elle (supermarché, travail, garage à vélo...) et qui s'affole en voyant que tu risques de lui prendre SA place de stationnement, son "spot" longuement réfléchi (y a pas trop de vent, on peut voir idéalement la télévision tout en voyant la porte d'entrée... les fans de TBBT, bonjour ^^). Alors, elle fonce, s'arrête précipitamment devant le spot, et accroche maladroitement sa bécane... Et toi, tu n'as plus qu'à te trouver une autre place...
Malheureusement, cette maladie de la pie voleuse est étrangement contagieuse... et peut même dans les pires cas s'accompagner du syndrôme de la mouette rieuse, gniark gniark gniark !
Le puma-guépard-Usain-Bolt
Vous l'aurez compris, ce prédateur va vite, très vite. Cette fois, c'est un automobiliste ou un chauffeur de bus ou de camion. Un homme la plupart du temps (du moins, de ce que j'en ai vu, n'allons pas déclencher une guerre des sexes :) ). Il roule vite, très vite. Et tu le rencontres de différentes manières :
- il roule sur la même voie que toi, toi pédalant gentiment sur ta petite piste verte, s'il y en a. Et là, quand le souffle du camion t'arrive dessus, tu serres fort fort fort ton guidon en plissant les yeux (pour éviter la poussière) et en suppliant le Dieu du Vélo de te laisser en vie. Généralement, ça passe. J'ai juste peur du jour où ça ne passera plus :$
- ta piste cyclable croise sa route et tu ne l'as pas vu venir au loin. Il faut savoir que démarrer de 0 km/h pour traverser une route n'est pas facile, même avec un VAE. Tu regardes à gauche, à droite et à gauche, comme Papa t'a appris plus jeune, et tu te lances. Mais lors de ces premiers coups de pédale difficiles, tu l'entends venir. Aïe ! Jusqu'ici, personnellement, j'ai réussi à m'en tirer en donnant tout ce que j'avais dans les pieds et en espérant que le dit automobiliste verrait que je suis là. Ca ne marchera sans doute pas toujours :$
Alors, on survit comment dans cette jungle ?
On s'équipe de vêtements visibles, limite clignotants. On ne met pas ses écouteurs tout au fond de ses oreilles avec la musique dubstep au son maximal. On dégage sa vision (on dirait pas mais une frange peut indirectement causer votre perte ^^) et on s'échauffe un peu le cou avant de partir, de manière à pouvoir pivoter sa tête rapidement, dans tous les sens. On se concentre, et d'ailleurs, on prévoit une banane, quelques noix ou un granola une demi-heure avant de partir. Bref, on fait attention et on ouvre ses chakras ! Les sueurs froides seront fréquentes, le stress surviendra régulièrement, mais pas de panique ! Le vélo reste un très bon moyen de transport, offrant un excellent rapport qualité-prix imbattable et surtout des expériences de fou :)
Allez, à bientôt mon Ami !



