vendredi 19 septembre 2014

Meet me at twilight

Hey mon Ami,

Non, je ne vais pas parler d'histoire d'amour avec un vampire, mais j'avais envie de vous accrocher en titillant votre âme romantique ! Eheh ! Je vais surtout parler de crépuscule... Car oui, pour la première fois, ayant quitté le travail tard, j'ai roulé au crépuscule. Et il n'y a pas que la lumière qui change : les rencontres aussi !



La plus agaçante

Depuis mes bientôt 1200 km de trajet, j'ai dû avaler en tout et pour tout 1 moucheron et j'ai pris quelques plus grosses bêbêtes dans le casque. Pas de quoi fouetter un chat ! Oui, mais au crépuscule, tous les insectes sont à la fête ! N'ayant que mes lunettes de soleil sur moi, obligée d'avoir mes yeux "à l'air libre", j'ai pu apprécier, avec un plaisir non dissimulé, la sensation fort agréable du moucheron collé dans l'oeil, vite rejoint par un comparse, et un ami un peu en retard arrivant au coin de ma bouche... ou dans l'oreille... ou dans le front... ou sur le menton... ou... C'est agaçant, diantre que c'est agaçant !

La plus "normale"

Le matin à 8h, je vois les coureurs du matin. Et beh le soir, je vois les twilight's runners. Et là, en l'occurrence, un drôle de couple : Madame court à un rythme soutenu, musclée, sportive, bronzée et Monsieur... beh non, lui il pédale, très doucement, sur son vélo qui paraît minuscule sous son poids... disons euh... conséquent ! Parfois, les opposés s'attirent...

La plus surprenante

J'ai toujours un cruel problème de visibilité quand j'arrive sur un rond-point. Non, moi je vois bien, hein, mais je suis mal vue ! Et là, arrivant sur ce rond-point pas facile (qu'un jour vous verrez, promis), je croise THE mec qui sait se faire voir. Sur son vélo noir, il porte un poncho rouge, surmonté du chiquissime gilet jaune, un short ample bleu électrique et, surtout, un casque rouge, à loupiotte, portant deux miroirs type "dentiste" faisant office de rétroviseurs ! Original, surprenant, donc, mais fort bien pensé !

La plus "chiante"

Vous vous souvenez de ce passage étroit sur la piste cyclable où des chiens personnes être non identifiés se soulageaient allègrement ? Et beh ce soir, à 20h05 précises, j'ai enfin pu voir quelle espèce était responsable de ces... hum... désagréments. Et quand je dis "voir", je dis "voir en train de" !!! Oui oui, vous avez bien lu !!! Aaaaah, l'être humain et ses nombreuses facettes étonnantes...

La plus belle

A deux kilomètres de chez moi, je vois ce grooooooooooos nuage noir et menaçant, qui ressemble à une vague énorme arrivant rapidement vers moi. Dans cette lumière étrange, sombre, lourde, j'ai soudain vu une pluie d'éclairs, tous plus beaux les uns que les autres, éclairant mon passage. Un spectacle à couper le souffle, que j'avais la sensation d'être la seule à voir. Un feu d'artifice rien que pour moi... Alors, franchement, les mecs, rangez vos fesses, ça, ça surpasse tout !

Allez, à bientôt mon Ami !


dimanche 14 septembre 2014

Le con qui s'ignore

Hey mon Ami !

Rencontre de la semaine, rencontre fortuite et surprenante, avec un cas assez fréquent dans l'espèce humaine : le Con, oui certes, mais le Con qui s'ignore !

Le contexte

C'est vendredi soir, retour tranquille à la maison par 28°C dehors. Je pédale depuis un quart d'heure et j'arrive à THE carrefour. THE carrefour avec plein de feux différents, plein de passages piétons, plein de voies. THE carrefour, quoi. J'ai de mon côté trois voies à traverser sur le passage piétons/vélo (oui, la piste cyclable et la voie piétonne sont confondues). Deux voies qui viennent de gauche, une qui vient de droite. Et j'ai deux feux pas toujours synchros pour m'y aider. Mais je gère et mon regard est partout à la fois, pour éviter de mourir bêtement. Oui, mais ce n'est pas le cas de tout le monde :$



L'élément perturbateur (oui, j'ai des restes de mes vieux cours de français)

En face de moi, un petit monsieur tranquille sur sa jolie bicyclette arrive et voit que le feu piéton/vélo est vert. Il ne freine pas, ne regarde pas et avance. Oui, mais c'était sans compter le petit homme-roquet qui tournait dans sa vieille 205 blanche, sa femme à côté. La 205 pile, l'homme baisse sa vitre (manuellement, ça a pris quelques secondes) et hurle "mais t'es un malade, bordel !". Oui, le con est toujours plein de vocabulaire fleuri et élégant. Le monsieur à vélo n'a même pas vu que l'homme lui parlait ! Alors le roquet s'arrête, râle encore dans son langage élégant et me regarde dans les yeux, à coups de "humpf, humpf", sachant qu'un humpf = insulte sauvage étouffée. Il râle mais ce qu'il ignore, c'est que, techniquement, il a tort...

Ce qui aurait pu se passer

Lorsqu'il me fixait, j'aurais dû répondre : "mais monsieur, vous avez tort, le feu était vert pour les piétons, et par conséquent, ici, pour les cyclistes. Vous tourniez à droite sur ce carrefour, c'était à vous de céder le passage". Comme il est con, il n'aurait pas accepter d'avoir tort. Alors il aurait dit quelque chose comme "mais de quoi tu parles connasse ! Il s'est jeté sous ma roue, et j'aurais tort ? Tu veux que je te montre si j'ai tort ?". Et j'aurais répondu "mais oui, sortez monsieur, allez-y, montrez-moi si vous l'osez !". Alors il serait sorti, m'aurait regardé dans les yeux, et, taquine, j'aurais dit "vous n'allez quand même pas me frapper", et paf ! Il m'aurait collé une gifle. Je serais tombée sous le choc, me tenant la joue, et lui serait reparti, mais comme j'ai de la suite dans les idées, j'aurais mémorisé sa plaque d'immatriculation, sur sa vieille voiture. Et le soir, au lieu d'aller au théâtre comme prévu, j'aurais dû aller au commissariat, pour porter plainte contre ce con. Ca aurait un peu pourri la soirée !

Ce qui s'est passé

Beh... rien. Quand il m'a regardé droit dans les yeux, j'ai eu le temps de me faire mon petit scénario dans ma tête, et ma bouche s'est ouverte sans qu'un seul mot ne sorte. Il a eu le temps de repartir, en continuant de meugler des insultes, ces yeux exorbités, sa femme silencieuse à ses côtés. Si le monde est rempli de gens comme moi, il va continuer longtemps à s'ignorer, ce con !!! ^^

Allez, à bientôt mon Ami !

mardi 9 septembre 2014

En plein dans le mille !

Hey mon Ami,

Aujourd'hui est un jour particulier : mon beau vélo, ma fière monture, a fêté ses premiers 1000 kilomètres ! La preuve :


Bon, niveau preuve, on voit surtout 999.99 km. Mais je n'y peux rien si le compteur ne va pas au delà ^^ N'empêche que, mine de rien, peu à peu, dizaines de kilomètres quotidiennes par dizaines de kilomètre, j'ai franchi le cap des 1000 bornes... et je n'en suis pas peu fière ! Et en plus, j'ai attrapé quasiment toutes les bottes, me rendant quasi invincible !

Increvable


Pas une seule crevaison, à peine un dégonflement de pneu : je suis inarrêtable ^^ Mes pneus Schwalbe sont de très bonne qualité : sont bons ces Allemands ! Bon, vous me direz, 1000 bornes sans crever, on fait beaucoup mieux en voiture. Oui, bon, d'accord...Rendez-vous dans 29000 kilomètres alors, histoire de comparer !

Citerne



Ahah, là, vous ne pouvez pas m'avoir, je suis inattaquable ! Car du mollet associé à de l'électricité, ça dure beaucoup plus longtemps que quelques litres de carburant. Na ! Bon d'accord, faut le nourrir ce mollet : j'avoue, je mange plus de bananes, de noix et de biscuits qu'avant. Mais ça, au moins, c'est naturel, c'est pas du pétrole (naturel au départ, soit dit en passant) modifié par la pétrochimie. Re-Na ! ^^ Cherche pas, t'as tort ;)

Prioritaire



Ah là, j'en ai grillé des feux rouges (nul n'est parfait... o:) ) et j'en ai doublé des voitures (par la droite, sur ma p'tite pipiste). Rien ne m'arrête, si ce n'est un portillon trop étroit ! N'empêche que je mets autant de temps à vélo, voire moins, qu'en voiture en période de pointe, le tout sans m'arrêter une seule fois. Na ! Na, na et na !

As du volant



Oui, je l'avoue, cette botte-là n'est encore pas tout à fait pour moi. M'étant pris un portillon, une bétonnière remorquée, un gros caillou, des herbes, une quasi voiture rouge, et ayant frôlée diverses ailes de voitures, des murets, des autres cailloux, je sais que c'est sur ce point que je dois encore m'améliorer... Mais tout de même, ça me fait 3 bottes sur 4 !

Alors, mon Ami, convaincu que ce mode de transport est idéal ?

Allez, à bientôt ;)

jeudi 4 septembre 2014

Prendre la porte... au sens propre !!!

Hey mon Ami,

Ce qui devait arriver arriva, et je considère que c'est un signe du destin, une punition pour n'avoir pas tenu ma promesse d'un nouveau billet le demain d'il y a 8 jours... Z'avez rien compris ? Normal ! Je reprends...

Les put***s de portillons et divers obstacles intentionnellement mis là, oui, ici, là

La ville a décidé que les pistes cyclables étaient réservées aux cyclistes et aux quelques piétons qui s'y aventurent. Louable, et fort juste et justifié ! Oui, mais voilà, des gens à scooter, notamment, se disent que c'est chouette comme voie pour eux. Donc ils roulent dessus et... la ville sévit. Comment ? En mettant des obstacles que seuls (normalement) les cyclistes peuvent franchir. Oui oui, normalement. Mais visiblement, ils n'ont pas le compas dans l'oeil ! Petit passage en revue de ceux que je franchis tous les jours...

Les obstacles divers et variés

Ca démarre en douceur :


Oui, deux plots en bois suivis d'un virage et d'un portillon métallique ouvert, ça va, c'est facile. Le seul risque, c'est le retour : en fait, là, c'est une descente. Mais quand on remonte, en virage à 90°, à vitesse très réduite, avec un vélo pas léger, c'est un tantinet plus difficile. Mais, franchement... ça va !

On continue (dans l'ordre de passage des obstacles) avec ces blocs de béton utilisés pour rétrécir la voie : au début, ils devaient être bien lisses, mais maintenant, ils sont fort rugueux et les frôler peut filer le tétanos à quiconque non vacciné ^^


Ca va, c'est gentillet, et on les passe facilement ! Et ça laisse un espace d'expression libre, où l'on peut écrire à loisir ou coller des affiches de grogne contre le gouvernement, ou l'Europe, en l'occurrence.

Allez, on continue et on arrive.... ici !


Comme c'est indiqué en haut à droite sur cette photo magnifique, on est bien sur une piste piétonne/cyclable. Passage archi facile, sauf pour les narines. Oui, ce court passage sert de toilettes aux chiens environnants et ce n'est pas tous les jours facile, surtout par temps chaud ! Wait... les chiens, ça n'utilise pas de PQ, si ? Alors... mais... ça voudrait dire que... mais... what the fuuuuuuck !!!!

Allez, on ne se démotive pas, on bénit l'espèce humaine de nous surprendre un peu plus chaque jour et on continue, pour arriver... là !


Dans un premier temps, ça n'était qu'un large portillon métallique. Oui mais voilà, il était TROP large. Alors les gens du parc de Gironis ont décidé simplement de... mettre un gros caillou !!!! Un groooooooooos caillouuuuuuuuu (qui a abîmé le goudron de la piste au passage, mais bon). Du coup, quand on croise un vélo, beh on s'arrête pour ne pas s'érafler le genou qui a survécu aux plots en béton précédents. Mouahah.

Mais parfois, les portillons sont... comment dire... un peu petits.


Bon, pour être honnête, la vue en plongée du haut de mon vélo est trompeuse, puisqu'il y a en fait 2 cm de large de chaque côté du guidon quand on passe. Mais c'est très très, très très, très très juste... et c'est là que l'on revient au début de mon article...

Ah bon ? Pourquoi ?

Beh ça faisait une bonne semaine que je me disais qu'il fallait que je l'écrive, ce billet. Une semaine que les portillons avaient été photographiés, une semaine que je faisais finalement autre chose en rentrant le soir... Beh ce soir, fatiguée après une longue journée de travail, je rentre, pensant à des choses diverses et variées et là... PAAAAAAAAAAAAAF ! Je me suis pris le put*** de dernier portillon de m**deuuuuuuh !!!! Alors, pour être exhaustive, ça fait mal au genou gauche, à la main gauche, aux fesses qui se prennent la selle dans un angle chelou, et à l'égo qui a l'air bête devant les gens qui rentraient chez eux à pied... Mais bon, je me dis que c'est le karma : je n'avais qu'à l'écrire avant, ce billet ;)

Alors dans tout ça, c'est toujours aussi bien le vélo ?

Meuh oui, bien sûr ! C'est pas un petit coup qui va m'arrêter ! J'ai zéro cellulite sur la cuisse, une tonicité épatante, un appétit d'ogre, une voiture qui ne vide plus son réservoir et une conscience écologique tranquille. Et puis, la bonne nouvelle du jour, c'est que mon vélo est officiellement un vélo de "Toulouse métropole" : ma demande de subvention (très très partielle, mais tout de même) a été acceptée ! Alors, elle est pas belle la vie ?

Allez, à bientôt mon Ami !

dimanche 24 août 2014

Survivre dans la jungle... urbaine !

Hey mon ami !

Tu croyais-tu que je t'avais oublié ? Meuh non, meuh non, on n'abandonne pas son blog comme ça.
Non, j'avais tout simplement besoin de vacances et là où j'étais, nul réseau ne passait (ou si peu). J'ai tout de même réussi à t'envoyer un article depuis Saint-Lary, étape du Tour de France cette année : il suffit de lire le billet précédent pour le constater. Bon, c'est moche, il y a des fautes de frappe et le texte est hyper court, mais je tenais absolument à conserver ce texte trouvé dans le petit salon de thé de la station, et qui aborde les notions drastiquement différentes de bicylette et de vélo (y en a qui n'ont que ça à faire ^^).

Bref, me revoilà sur les ondes, plus reposée que jamais (enfin, non, j'ai repris le travail, je suis déjà moins reposée qu'il y a deux semaines...).
Et le sujet du jour est doooooooooooooooooooooooonc : la jungle urbaine dans laquelle moi, nous, tous les cyclistes devons survivre. Et c'est pas évident ! Passage en revue des différents prédateurs croisés sur les chemins...

Le Paresseux

Vous vous dites tous : "mais, c'est pas un prédateur, un paresseux ! Ca a deux de tension !" Et ben justement, c'est un danger de par sa fainéantise ! Il en existe deux espèces au sein de la urban jungle.

- le paresseux "super-lent"



Il est en balade à vélo devant toi, ou en voiture devant toi quand tu n'es pas sur une piste cyclable. Il a le temps, lui, et toi, tu sais qu'il va falloir rattraper ce précieux temps perdu en pédalant comme un boeuf, arrivant en nage au travail où l'on t'attend pour une réunion au sommet. Toi, tu piles, tu zigzagues pour éviter de poser le (fameux) pied à terre (que tu ne veux pas poser parce que tu es fier - moi y compris, hein. Phénomène surprenant à développer dans un autre billet). Déjà là, tu sens que tu n'es pas safe, safe. Alors, ça t'énerve. Alors, tu fais des écarts, des tentatives de dépassement par la gauche (ou par la droite, hein...), augmentant ainsi de manière non négligeable la taille de ta bubulle de risques qui t'entoure : autrement dit, tu deviens toi-même dangereux, pour les autres mais aussi toi-même.

- le paresseux "méga-flemme"



Celui-ci, c'est quasi exclusivement un automobiliste qui a une chose urgente à faire : déposer son fils, sa soeur, le Pape ; poster un courrier devant partir la veille ; acheter le paquet de clopes parce qu'il n'y en avait plus pour la sacro-sainte "cigarette du matin" ; répondre au SMS de sa fille qui ne trouve plus ses pinces à cheveux (ça fait 5 minutes que l'automobiliste menace d'écraser tout le monde en tentant de répondre, alors il préfère s'arrêter). Et comme il a décidé que c'était là, et pas ailleurs, qu'il devait stationner son véhicule, paf, sans clignotant ou presque, il se gare à droite. Où ça, où ça ??? Je vous le donne en plein dans le mille : sur ta piste cyclable quand tu arrives pile dessuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuus !!! Alors que, 100 mètres plus loin, il y a des places de stationnement disponibles, ou un renfoncement, bref, tout autre espace. Là, tu graoutes (oui, tu fais "grrrrrrraou"), et tu tentes d'éviter l'obstacle. Mais c'est sans compter sur les autres voitures qui ne veulent pas que tu les dépasses (cf 3è billet) : là, tu poses ton pied à terre, en graoutant et tu attends soit que l'automobiliste reprenne sa route, soit qu'un gentil usager de la route te cède le passage. Le danger là-dedans ? Piler le nez dans le pare-choc de la voiture qui s'arrête ou rentrer dans l'aile avant-droite de celle qui arrive.

Alors, c'est toujours aussi gentil un paresseux ? :)

La Pie

C'est cette demoiselle (rarement un homme étrangement) à bicyclette, qui te voit arriver au même point qu'elle (supermarché, travail, garage à vélo...) et qui s'affole en voyant que tu risques de lui prendre SA place de stationnement, son "spot" longuement réfléchi (y a pas trop de vent, on peut voir idéalement la télévision tout en voyant la porte d'entrée... les fans de TBBT, bonjour ^^). Alors, elle fonce, s'arrête précipitamment devant le spot, et accroche maladroitement sa bécane... Et toi, tu n'as plus qu'à te trouver une autre place...
Malheureusement, cette maladie de la pie voleuse est étrangement contagieuse... et peut même dans les pires cas s'accompagner du syndrôme de la mouette rieuse, gniark gniark gniark !



Le puma-guépard-Usain-Bolt



Vous l'aurez compris, ce prédateur va vite, très vite. Cette fois, c'est un automobiliste ou un chauffeur de bus ou de camion. Un homme la plupart du temps (du moins, de ce que j'en ai vu, n'allons pas déclencher une guerre des sexes :) ). Il roule vite, très vite. Et tu le rencontres de différentes manières :

- il roule sur la même voie que toi, toi pédalant gentiment sur ta petite piste verte, s'il y en a. Et là, quand le souffle du camion t'arrive dessus, tu serres fort fort fort ton guidon en plissant les yeux (pour éviter la poussière) et en suppliant le Dieu du Vélo de te laisser en vie. Généralement, ça passe. J'ai juste peur du jour où ça ne passera plus :$

- ta piste cyclable croise sa route et tu ne l'as pas vu venir au loin. Il faut savoir que démarrer de 0 km/h pour traverser une route n'est pas facile, même avec un VAE. Tu regardes à gauche, à droite et à gauche, comme Papa t'a appris plus jeune, et tu te lances. Mais lors de ces premiers coups de pédale difficiles, tu l'entends venir. Aïe ! Jusqu'ici, personnellement, j'ai réussi à m'en tirer en donnant tout ce que j'avais dans les pieds et en espérant que le dit automobiliste verrait que je suis là. Ca ne marchera sans doute pas toujours :$

Alors, on survit comment dans cette jungle ?

On s'équipe de vêtements visibles, limite clignotants. On ne met pas ses écouteurs tout au fond de ses oreilles avec la musique dubstep au son maximal. On dégage sa vision (on dirait pas mais une frange peut indirectement causer votre perte ^^) et on s'échauffe un peu le cou avant de partir, de manière à pouvoir pivoter sa tête rapidement, dans tous les sens. On se concentre, et d'ailleurs, on prévoit une banane, quelques noix ou un granola une demi-heure avant de partir. Bref, on fait attention et on ouvre ses chakras ! Les sueurs froides seront fréquentes, le stress surviendra régulièrement, mais pas de panique ! Le vélo reste un très bon moyen de transport, offrant un excellent rapport qualité-prix imbattable et surtout des expériences de fou :)

Allez, à bientôt mon Ami !


vendredi 25 juillet 2014

Hey mon Ami,

Je suis en vacances et sur mon téléphone portable mais je ne t'oublie pas mon Ami !
Cette fois-ci, je délègue ! Petit texte trouvé sur la 17 ème étape du Tour de France :)
Bonne lecture et à bientôt mon Ami !

vendredi 18 juillet 2014

De l'art de savoir ouvrir les yeux ou "mais tu vas me regarder, bord** !"

Hey mon Ami !

Quand on fait du vélo, par tous les temps, on observe mille et une petites choses qui nous échappent habituellement : on ouvre un peu plus les yeux. Certains automobilistes et autres personnes à roues feraient mieux d'en faire autant !

"Mais tu vas me regarder, bord** !"

L'automobiliste, (moi y compris, hein) est dans sa bulle métallique, au chaud, protégé... et considère bizarrement qu'il n'y a que lui sur la route ! Adieu piétons, cyclistes, scooters et petits animaux de la forêt ! Et pourtant, ça grouille de monde au bord de la route !

Lundi 23 juin, lundi pourri, lundi maudit, et kilomètre 205 : il pleut comme c'est pas permis, mais le devoir m'appelle. N'écoutant que mon courage (nan, en fait, faisant taire toutes les petites voix fainéantes dans ma tête), j'enfile mon splendide poncho flambant neuf, poncho dont je ferai la promo plus tard, allume tous mes feux et fait une petite prière. Quelques coups de pédales, ce fichu premier "rond-point-haricot" (qui est celui qui a inventé cet objet diabolique ???) et là...

PAF !


... nan, et là, presque paf ! Ce n'était pas un camion mais une belle voiture rouge qui a considéré qu'elle était en ligne droite et non sur un "rond-point-haricot" : pourquoi regarder à gauche alors ? Freinage, dérapage sous l'orage et arrêt à... 5 cm de ce splendide capot rouge. Bon, j'avoue, j'ai été moins poète que d'habitude puisque seul un "tsssss, putaaaaaaa** !!!" est sorti de ma bouche.

Et si c'était la seule fois sur les presque 600 km parcourus jusqu'à aujourd'hui ! A chaque rond-point, chaque croisement, l'automobiliste ne regarde pas la piste cyclable, ni le passage piéton. Et quand il décide de faire attention, il regardera à gauche, pas à droite.

Alors j'ai mon petit mantra à chaque fois, cette petite phrase que je hurle sous mon casque à cette nana/ ce mec qui garde sa tête un peu trop droite : "mais tu vas me regarder, bord** !" Et ça marche sur les camionnettes avec leur toupie à béton derrière qui te coupe la route, les scooters qui te doublent un peu mais pas trop, les voitures qui se garent/roulent/attendent sur la piste cyclable pourtant bien visible... Et bon sang, que ça soulage ^^

A noter que depuis qu'il fait beau et chaud, je rencontre moins de problème : comme si mon petit short noir avait un effet sur la vision des conducteurs et me rendait plus visible que mon gilet jaune fluo (qui ne va avec rien) ;)

Oui, mais c'est quand même un peu cool les trajets à vélo, non ?

Ben oui, sinon j'arrêterais :) Le monde nous appartient un peu plus à vélo. Un matin tôt, à 6h30 au kilomètre 160 (oui, parfois je vais au travail très tôt), et par temps clair, une belle journée s'annonce. Un chemin tranquille entouré de hautes herbes et là... un petit lapin <3 Tout brun, la queue blanche, bondissant de droite à gauche pour accompagner mon chemin. La même semaine, une cane sur le bord d'un petit ravin accompagne ses cinq petits dans leurs premiers pas : notez qu'à vélo, on a le temps de ralentir pour compter les canetons ^^ Ou encore, la semaine dernière, au kilomètre 470 environ, un bel écureuil roux, le corps élancé et la queue touffue, est venu le long de ma roue avant de grimper en panique sur le premier arbre venu. Et les pies, les merlettes, les quelques buses ? Les escargots qui me font zigzaguer au matin, les lézards qui me font piler le soir ?



Oui, c'est cucul-la-praline, hein ? A tel point qu'au labo, on commence à m'appeler Brigitte Bardot ^^ Mais qui peut se targuer d'avoir récemment vu tout ça à bord de sa voiture ? Qui pensait qu'il y avait toute cette faune sur le bord de la route, vivant sa petite vie tranquilloute ? Et y a de la flore aussi : lorraine en manque de sa terre natale, j'ai découvert avec surprise deux magnifiques mirabelliers sur mon chemin !!! Eheh...

Bon alors, au final ?

Beh au final, c'est ni tout blanc, ni tout noir, le vélo. Ca a ses avantages par beau temps (diantre que je bronze vite), ses inconvénients par temps de pluie (et encore, je n'ai pas pédalé par temps froid pour l'instant), ses petites joies, ses détresses.

Mais pour rien je ne changerais ! Et, pour être honnête, on rencontre également de gentilles camionnettes et voitures qui s'arrêtent, avec un conducteur souriant qui hoche gentiment la tête, des autres cyclistes qui vous saluent à chaque croisement, des piétons qui vous encouragent à coups de "alleeeeeeeeeez".

Bref, le vélo, c'est chouette !

Allez, à bientôt mon Ami !