vendredi 25 juillet 2014

Hey mon Ami,

Je suis en vacances et sur mon téléphone portable mais je ne t'oublie pas mon Ami !
Cette fois-ci, je délègue ! Petit texte trouvé sur la 17 ème étape du Tour de France :)
Bonne lecture et à bientôt mon Ami !

vendredi 18 juillet 2014

De l'art de savoir ouvrir les yeux ou "mais tu vas me regarder, bord** !"

Hey mon Ami !

Quand on fait du vélo, par tous les temps, on observe mille et une petites choses qui nous échappent habituellement : on ouvre un peu plus les yeux. Certains automobilistes et autres personnes à roues feraient mieux d'en faire autant !

"Mais tu vas me regarder, bord** !"

L'automobiliste, (moi y compris, hein) est dans sa bulle métallique, au chaud, protégé... et considère bizarrement qu'il n'y a que lui sur la route ! Adieu piétons, cyclistes, scooters et petits animaux de la forêt ! Et pourtant, ça grouille de monde au bord de la route !

Lundi 23 juin, lundi pourri, lundi maudit, et kilomètre 205 : il pleut comme c'est pas permis, mais le devoir m'appelle. N'écoutant que mon courage (nan, en fait, faisant taire toutes les petites voix fainéantes dans ma tête), j'enfile mon splendide poncho flambant neuf, poncho dont je ferai la promo plus tard, allume tous mes feux et fait une petite prière. Quelques coups de pédales, ce fichu premier "rond-point-haricot" (qui est celui qui a inventé cet objet diabolique ???) et là...

PAF !


... nan, et là, presque paf ! Ce n'était pas un camion mais une belle voiture rouge qui a considéré qu'elle était en ligne droite et non sur un "rond-point-haricot" : pourquoi regarder à gauche alors ? Freinage, dérapage sous l'orage et arrêt à... 5 cm de ce splendide capot rouge. Bon, j'avoue, j'ai été moins poète que d'habitude puisque seul un "tsssss, putaaaaaaa** !!!" est sorti de ma bouche.

Et si c'était la seule fois sur les presque 600 km parcourus jusqu'à aujourd'hui ! A chaque rond-point, chaque croisement, l'automobiliste ne regarde pas la piste cyclable, ni le passage piéton. Et quand il décide de faire attention, il regardera à gauche, pas à droite.

Alors j'ai mon petit mantra à chaque fois, cette petite phrase que je hurle sous mon casque à cette nana/ ce mec qui garde sa tête un peu trop droite : "mais tu vas me regarder, bord** !" Et ça marche sur les camionnettes avec leur toupie à béton derrière qui te coupe la route, les scooters qui te doublent un peu mais pas trop, les voitures qui se garent/roulent/attendent sur la piste cyclable pourtant bien visible... Et bon sang, que ça soulage ^^

A noter que depuis qu'il fait beau et chaud, je rencontre moins de problème : comme si mon petit short noir avait un effet sur la vision des conducteurs et me rendait plus visible que mon gilet jaune fluo (qui ne va avec rien) ;)

Oui, mais c'est quand même un peu cool les trajets à vélo, non ?

Ben oui, sinon j'arrêterais :) Le monde nous appartient un peu plus à vélo. Un matin tôt, à 6h30 au kilomètre 160 (oui, parfois je vais au travail très tôt), et par temps clair, une belle journée s'annonce. Un chemin tranquille entouré de hautes herbes et là... un petit lapin <3 Tout brun, la queue blanche, bondissant de droite à gauche pour accompagner mon chemin. La même semaine, une cane sur le bord d'un petit ravin accompagne ses cinq petits dans leurs premiers pas : notez qu'à vélo, on a le temps de ralentir pour compter les canetons ^^ Ou encore, la semaine dernière, au kilomètre 470 environ, un bel écureuil roux, le corps élancé et la queue touffue, est venu le long de ma roue avant de grimper en panique sur le premier arbre venu. Et les pies, les merlettes, les quelques buses ? Les escargots qui me font zigzaguer au matin, les lézards qui me font piler le soir ?



Oui, c'est cucul-la-praline, hein ? A tel point qu'au labo, on commence à m'appeler Brigitte Bardot ^^ Mais qui peut se targuer d'avoir récemment vu tout ça à bord de sa voiture ? Qui pensait qu'il y avait toute cette faune sur le bord de la route, vivant sa petite vie tranquilloute ? Et y a de la flore aussi : lorraine en manque de sa terre natale, j'ai découvert avec surprise deux magnifiques mirabelliers sur mon chemin !!! Eheh...

Bon alors, au final ?

Beh au final, c'est ni tout blanc, ni tout noir, le vélo. Ca a ses avantages par beau temps (diantre que je bronze vite), ses inconvénients par temps de pluie (et encore, je n'ai pas pédalé par temps froid pour l'instant), ses petites joies, ses détresses.

Mais pour rien je ne changerais ! Et, pour être honnête, on rencontre également de gentilles camionnettes et voitures qui s'arrêtent, avec un conducteur souriant qui hoche gentiment la tête, des autres cyclistes qui vous saluent à chaque croisement, des piétons qui vous encouragent à coups de "alleeeeeeeeeez".

Bref, le vélo, c'est chouette !

Allez, à bientôt mon Ami !

mercredi 16 juillet 2014

Quand l'ego fait mââââle...

Hey mon Ami,

Aujourd'hui, au kilomètre 523 de mon périple, j'ai croisé un énième homme vexé. Alors je me suis dit qu'il fallait le mentionner !

Pourquoi l'homme se vexe-t-il ?

Mais oui, pourquoi donc ? Parce qu'une demoiselle tranquille lui met un 25 km/h dans la vue avec son vélo flambant neuf, le tout sans (presque) une goutte de sueur. Et ça, l'homme, il aime pas ! Parce que lui, il a des muscles dans les cuisses et les mollets ; lui, il transpire grave quand il pédale ; lui, il a la respiration haletante quand il monte une pente. Bref, lui, il fait du vélo, du vrai, et c'est pas une gringalette sur son vélo électrique qui va le faire mentir !

Les exemples de Messieurs qui se vexent...

C'est plutôt enrichissant anthropologiquement parlant. Parce qu'il en existe plein, de ces hommes-là.

1) Celui d'aujourd'hui : au kilomètre 523 à mon compteur, je le double en douceur, sans le brusquer, parce qu'il ne faut surtout pas qu'il remarque qu'il se fait doubler. Au kilomètre 525, arrêtée par un feu qui veut vraiment rester rouge, ce dit Monsieur me rejoint, tout fier. Et là, le feu passant au vert, il repart en... sifflotant ! Genre "nan, mais j'ai roulé comme un malade pour te rattraper ma cocotte, mais je ne suis pas fatigué : écoute, je siffle en pédalant !". Peine perdue monsieur : la vitesse 1 de mon vélo est faite pour dégager rapidement les intersections... Dommage :)

2) Les collègues de boulot de chez Th**ès à 18h au kilomètre 455 : ils papotent et roulent de front devant moi. Je ne suis pas pressée, je peux rester à 16 km/h, m'en fiche. Sympas, ils se resserrent pour que je passe. A peine leur ai-je dit "merci !" que j'entends "ah non, mais oh, mais c'est de la triche !!!". Oui, pour certains, motoriser c'est tricher (pour d'autres c'est manger ou vomir, mais ce n'est pas le même contexte...). Et le même feu restant vraiment rouge, ces deux hommes me rattrapent, à coups de "eheh, rien ne sert de courir ! Vas-y, enlève-lui sa batterie !!!" Bon, c'était gentillet et bon enfant. Maiiiiis... quand même ^^

3) Le Monsieur qui, non non, ne se fera pas doubler, non mais ! C'était lors de ma première semaine de vélo, soit approximativement entre le kilomètre 0 et 100 de mon parcours. Il me sent dans sa roue. Moi, je m'en fiche, je rentre chez moi, je ne suis pas pressée. Il se retourne, me voit et comprend le truc... Et là... il se penche en avant, pédale aussi fort qu'il le peut, pour me mettre le plus vite possible 100 mètres de distance ! Beh, Monsieur, c'est toi qui vois, ce n'est pas moi qui aurai mal aux cuisses demain ^^

4) Le Monsieur... en voiture !!! Oui oui, car il y a même des hommes en VOITURE qui se vexent. Effectivement, aux heures de pointe, on peut les comprendre. Ils n'avancent pas dans leur berline, leur Clio, leur camionnette, leur camion... et ils en ont encore pour un moment. Et là, sur leur droite, sur cette foutue piste cyclable qui prend la place d'une voie, la gringalette pédale gaiement, doublant une trentaine de véhicules en 5 minutes. Oui, mais après, le feu passe au vert et là, j'entends les moteurs fous voulant me rattraper et me montrer (oui oui, me montrer en me regardant bien en face) que même si ça bouchonne, ils arriveront avant moi. Moué...

Mais Monsieur, c'est inutile de se mettre dans un état pareil !

Mais oui, mon bon Monsieur qui soupire quand je te double : ça ne sert à rien de le prendre mal. Déjà parce que moi, je n'ai jamais eu la prétention de dire que j'étais hyper forte à vélo. Non, je sais juste changer les vitesses au bon moment, pédaler du pied droit puis du pied gauche et de nouveau du droit, tout en gardant un certain équilibre même dans le virages. C'est Papa qui m'a dit comment faire quand j'avais 7 ans, me promettant, comme dans la publicité, de m'emmener au MacDo si j'y arrivais (il devait être loin le MacDo, j'ai attendu d'avoir 12 ans pour y aller ^^). Bref, je sais avancer sur une bicyclette.

Le vélo selon le Chat de Geluck

Ensuite, mon bon Monsieur, il faut que tu saches qu'un vélo dit "à assistance électrique", pour avoir le droit de s'appeler ainsi sans passer dans la catégorie "scooter", ne peut dépasser les 25 km/h (inclus, ça permet de monter à... ouhlala, 25,9 km/h !). Et au-delà, paf, tu te retrouves à forcer pour aller à 26 voire 27 km/h, tes mollets te rappelant brutalement que ton vélo pèse... 24 kg.

Alors mon bon Monsieur, toi qui es si musclé, tu peux largement me redoubler avec un petit 30 km/h, largement atteignable sur ton vélo de route pesant 12 kg tout mouillé. Alors, arrête donc de râler :)

Ah et notez qu'aujourd'hui même, aux alentours du kilomètre 530, une Madame s'est aperçue que j'étais derrière elle. Au premier portillon (dont j'aborderai l'épineux sujet plus tard) où on ne passe qu'à un vélo, et encore, elle s'arrête, me regarde et me dit "allez-y, moi j'ai le temps !" Comme quoi, nous, les Madames, on a tout compris ;)

Allez, à bientôt mon Ami !





lundi 14 juillet 2014

"Je n'ai besoin de personne" en vélo électrique, tin tin tin !

Hey mon Ami,

Chose promise, chose due : au programme du jour, la présentation de mon bolide, ma monture, mon brun destrier, mon vélo d'amour !!!

Je suis néophyte et le décrirai du point de vue... d'un néophyte :) L'avantage, c'est que ça devrait parler à tout le monde. Pour les pointilleux de la sémantique et les amoureux transis du vélo, je vous présente d'avance mes excuses pour les "à peu près" qui vont apparaître dans les lignes qui suivent ! Mais dans l'idée de toucher le plus grand nombre de personnes, c'est quand même mieux de parler un français pas trop technique ;)

Alors mon vélo, c'est lui, mais en marron (je n'avais pas tellement le choix de la couleur, sinon je l'aurais pris corail, bien entendu ^^) :


Elle a de l'allure, ma bicyclette Winora, hein (made in Germany) ! C'est un VTC : non, ce n'est pas un dérivé du DTC que j'affectionne particulièrement, ni un Véhicule de Tourisme avec Chauffeur causant du souci aux taxis, mais bien l'acronyme de Vélo Tout Chemin. Il possède plusieurs particularités détaillées sur ce lien (je ne veux pas faire de publicité, mais c'est plutôt bien décrit :) ) et que je vais rapidement aborder ci-après !

Le vélo en lui-même

Il pèse lourd, le bougre, puisqu'il fait 24 kg, batterie comprise. Je vous garantis que, moteur éteint, ça se sent grave dans les gambettes ! Mais son cadre est tout en aluminium. Il est grand, c'est un taille L, qui convient aussi bien aux nanas de presque 1,70 m qu'aux hommes de 1,85 m : pratique pour se le prêter dans le couple. Pour le confort, la selle est sur suspension (faut quand même lever les fesses sur chemin caillouteux, mais moins qu'en temps normal) et les freins sont hydrauliques (ça veut dire que c'est bien, apparemment). Un système de dynamo allume les feux avant et arrière, qui clignotent pour bien dire "oh eh, je suis lààààààà !". Les pédales sont un petit point faible : elles glissent sous toutes mes chaussures. Mais bon, à la limite, c'est mineur. Le vélo est fourni avec une petite pompe, un porte-bagages pratique, un anti-vol sur la roue arrière. Bref, c'est un bon vélo de base !

Le système électrique

Ah, le nerf de la guerre, le point crucial qui peut faire passer un vélo de 2000 à 6000 € sans que tu t'en aperçoives ! 

Et ça commence par la position du moteur : sur la roue avant, c'est un système de traction, rendant le vélo assez instable et c'est ce qui coûte le moins cher (voir les premiers prix de la grande distribution sportive). Disons que dès que le chemin devient difficile, ça dérape facilement. Il y a ensuite le moteur sur la roue arrière, plus cher : ce système plutôt de propulsion est plus stabilisant, mais déplace le centre de gravité de la bête vers l'arrière. Le moteur est généralement programmé pour ne démarrer qu'après un à plusieurs coups de pédale. Certains aiment, d'autres moins. Il y a enfin le moteur directement dans le pédalier, the top of the top, puisque le moteur vient directement aider l'effort au niveau des pédales, au premier coup de pédale. Ca peut déstabiliser puisque le vélo peut partir vite, mais c'est un coup de main à prendre. A nouveau, certains aiment, d'autres moins. Moi, sur les conseils de mon chéri, j'ai choisi ce type de moteur. De suite, bim, le prix grimpe. La remarque qu'on me fait souvent est : "oui, mais un moteur à ce niveau-là, tu le casses dès le premier trottoir un peu haut". Certes, mais 1) ça ne m'est pas arrivé jusqu'ici et 2) c'est un VTC, pas un VTT, ce n'est pas étudié pour grimper des trucs de 15 cm de haut ! Mon moteur est impeccable sur 500 km pour le moment.

Passons à la batterie : deux grandes marques s'affrontent pour la gamme moyenne, Panasonic et Bosch. Lorraine d'origine et particulièrement européenne, j'ai préféré la bonne batterie allemande ! Selon l'ampérage choisi, cette batterie vous emmènera sur 30 à 50 km si vous utilisez le moteur à son maximum. Moi, j'ai choisi le max, pour être tranquille (j'ai dans l'idée de faire un jour le Canal du Midi, ça pourra m'aider). Et là aussi, bim, on paie plus cher. Si vous ne voulez pas choisir parmi ces marques, vous trouverez dans la grande distribution sportive des batteries "sans marque" : ne vous leurrez pas, c'est du "made in China" et ça durera moins longtemps. Ce sera également moins bien garanti. Bosch garantit ses batteries pendant 2 ans. Mais vous pouvez viser encore plus cher, encore plus haut ! Et c'est là que les prix peuvent atteindre des sommes dingues de 6000 €. Pour mon utilisation, ce n'était pas nécessaire.

Enfin, le petit gadget qui fait la différence : l'écran de contrôle. Il permet de visualiser l'assistance que l'on demande au vélo (off, éco, tour, sport, turbo), les kilomètres parcourus, le temps de pédalage, la vitesse moyenne, la vitesse "instantanée", l'heure qu'il est... C'est pratique et c'est même rétroéclairé pour la nuit :)

Alors globalement, ça coûte combien ?

Mon vélo atteint la modique somme de... 1800 €, après une réduction de 10 % (fin de série). A cela, il convient d'ajouter l'achat d'un bon casque, de vétements de pluie, éventuellement de chaussures adaptées, de lunettes de cycliste, de mitaines... Pour l'instant, je n'ai que le casque et un poncho révolutionnaire que je vous présenterai plus tard. Mais lorsque la saison froide arrivera, je devrai investir de nouveau.

Finalement, pour un bon équipement résistant, pour faire 100 km par semaine, il convient de prévoir 2000 €. Vi, ça pique... Mais j'économise en parallèle 120 € d'essence par mois : faites le calcul, on s'y retrouve rapidement.

Et je finance ça comment ?

C'est là que le bât blesse pour le moment. Si vous n'avez pas cette somme dans votre bourse, il faut emprunter à la banque. J'aime ma banque, mais là franchement, ils ont un manque quelque part : le VAE n'est pas considéré comme un véhicule, donc ne bénéficie pas des taux d'achat de voiture ou autre véhicule motorisé. Il n'entre pas non plus dans les prêts "verts" (je n'ai pas encore compris pourquoi). Donc c'est un prêt à la consommation qui m'a été proposé : gentlewoman, ma banquière a diminué le taux d'intérêt, considérant elle aussi que quelque chose manquait dans sa banque.

Les moeurs évoluent, rassurez-vous. La ville de Toulouse a, jusqu'en mai dernier, proposé un financement partiel du vélo, à hauteur de 250 €. J'ai envoyé ma demande il y a bientôt deux mois et... beh rien pour le moment. J'attends encore un peu pour voir ! Mais Toulouse a vu l'engouement autour de son offre et a prévu de la renouveler. N'hésitez pas à demander à votre mairie des informations sur ce sujet : qui ne tente rien, n'a rien !

Enfin, les petits magasins qui vendent ces beaux vélos sont souvent compréhensifs et peuvent proposer un étalement sur plusieurs mois successifs (pour moi, c'était 3 si je le souhaitais).

Et après ?

Beh... en route !




Voilà pour les informations techniques et financières sur ma bécane. Ce n'est pas le plus passionnant dans mon aventure, mais comme je le disais, il faut un cadre (de vélo, mouahahah) avant de se lancer :)
Dans la suite de mes billets, j'alternerai les points "équipement" pour vous faire part de mes découvertes, les points "petites et grandes rencontres" faits des petits bonheurs croisés sur ma route, les points "rogntudju", en hommage à Franquin et son Prunelle, où je m'énerverai sur les détails qui vous calment sur la route, et bien entendu, quelques "digressions" ou "miscellanées" (ai pas encore arrêté mon choix du mot juste).

Allez mon Ami, à bientôt !






Le pourquoi du comment

Hey mon Ami,

Bienvenue sur le blog de DocLison et ses aventures cyclistes en région toulousaine !

DocLison, c'est qui ?

C'est moi, évidemment ! Blonde rigolote mais pas trop boulotte, assoiffée de connaissances et récemment diplômée d'un petit doctorat en chimie (pas peu fière, la bougresse). Mais également à la recherche d'une vie plus saine, plus douce, plus près de la nature. "Une BoBo !", z'allez m'dire. Pas tout à fait, parce que 1) le docteur en chimie ne roule pas sur l'or et que 2) je n'aime pas trop associer le panama au bermuda, t-shirt délavé et mocassins à glands. Alors on va dire une nana à la recherche d'un mode de vie raisonné, avec un impact raisonné sur l'environnement immédiat, proche ou lointain. Et omnivore, vi, chacun ses défauts ^^ Mais je m'éloigne de mon but ! (NDMM : suis pipelette, les digressions seront fréquentes !)

Récemment, j'ai obtenu un post-doctorat, un CDD de chercheuse, à 10 kilomètres seulement de chez moi. Grande chance, j'en suis bien consciente puisqu'en général il faut faire des centaines, voire des milliers de kilomètres pour trouver un poste, même en CDD, assez intéressant (mais ça, c'est encore une digression). Et, lassée des bouchons me faisant mettre 30 minutes pour aller travailler, dans mon monospace familial pollueur (oui, j'ai une micro famille et oui, j'ai un monospace... pratique ces choses-là) et surtout vide, puisqu'il n'y avait que moi dedans, j'ai cherché une solution. Le covoiturage ? Dur à mettre au point : dans la vie d'un chercheur, la constance, c'est l'irrégularité des horaires ! Alors quoi d'autre ?

Le Vélo à Assistance Electrique (VAE), certes, mais pourquoi ?


Alors le vélo me paraissait pas mal, parce que 10 kilomètres aller, donc 20 par jour, ça reste faisable. Mais 1) j'ai un travail assez "physique" même si c'est de la chimie (mouahahah), puisque je suis debout devant ma paillasse et 2) je suis une fille, qui essaie d'être féminine et qui n'a pas envie d'avoir des jambonneaux de coureur cycliste du Tour de France à la place des cuisses (Jeannie Longo, je vous respecte grave, mais vos cuisses sont tout de même développées !). Alors, le scooter ? Beh non, pas le scooter : ça pollue, mine de rien, et ça coûte cher, à l'achat et à l'entretien. Alors un mélange des deux ? Beh oui, un VAE : ça ressemble à un vélo, c'en est même un, avec juste un petit moteur capable de vous aider quand vous en avez marre de forcer comme un boeuf, mais qui ne fait quand même pas votre boulot à votre place. En bref, je fais 20 bornes par jour en n'ayant la sensation d'en avoir fait à peine 10. Ce qui 1) fait faire du sport sans prendre plus de temps dans ma vie puisque je mets toujours 30 minutes pour aller au travail, 2) ne pollue pas ou peu (si on compte le peu de nucléaire nécessaire à la recharge de la batterie tous les 3 jours) et 3) coûte un peu cher à l'achat mais quasi rien à l'entretien. Pour moi, donc, le combo parfait !

Voilà pour les présentations générales. Au programme du prochain billet : présentation de ma bécane, en long, en large et en travers pour les accros de la Petite Reine (ou pas, hein), avant d'attaquer plus tard mes aventures. Et oui, comme bon écrivain-du-dimanche qui se respecte, il faut planter le décor avant d'entrer dans le vif du sujet !

Allez mon Ami, à bientôt !