lundi 14 juillet 2014

"Je n'ai besoin de personne" en vélo électrique, tin tin tin !

Hey mon Ami,

Chose promise, chose due : au programme du jour, la présentation de mon bolide, ma monture, mon brun destrier, mon vélo d'amour !!!

Je suis néophyte et le décrirai du point de vue... d'un néophyte :) L'avantage, c'est que ça devrait parler à tout le monde. Pour les pointilleux de la sémantique et les amoureux transis du vélo, je vous présente d'avance mes excuses pour les "à peu près" qui vont apparaître dans les lignes qui suivent ! Mais dans l'idée de toucher le plus grand nombre de personnes, c'est quand même mieux de parler un français pas trop technique ;)

Alors mon vélo, c'est lui, mais en marron (je n'avais pas tellement le choix de la couleur, sinon je l'aurais pris corail, bien entendu ^^) :


Elle a de l'allure, ma bicyclette Winora, hein (made in Germany) ! C'est un VTC : non, ce n'est pas un dérivé du DTC que j'affectionne particulièrement, ni un Véhicule de Tourisme avec Chauffeur causant du souci aux taxis, mais bien l'acronyme de Vélo Tout Chemin. Il possède plusieurs particularités détaillées sur ce lien (je ne veux pas faire de publicité, mais c'est plutôt bien décrit :) ) et que je vais rapidement aborder ci-après !

Le vélo en lui-même

Il pèse lourd, le bougre, puisqu'il fait 24 kg, batterie comprise. Je vous garantis que, moteur éteint, ça se sent grave dans les gambettes ! Mais son cadre est tout en aluminium. Il est grand, c'est un taille L, qui convient aussi bien aux nanas de presque 1,70 m qu'aux hommes de 1,85 m : pratique pour se le prêter dans le couple. Pour le confort, la selle est sur suspension (faut quand même lever les fesses sur chemin caillouteux, mais moins qu'en temps normal) et les freins sont hydrauliques (ça veut dire que c'est bien, apparemment). Un système de dynamo allume les feux avant et arrière, qui clignotent pour bien dire "oh eh, je suis lààààààà !". Les pédales sont un petit point faible : elles glissent sous toutes mes chaussures. Mais bon, à la limite, c'est mineur. Le vélo est fourni avec une petite pompe, un porte-bagages pratique, un anti-vol sur la roue arrière. Bref, c'est un bon vélo de base !

Le système électrique

Ah, le nerf de la guerre, le point crucial qui peut faire passer un vélo de 2000 à 6000 € sans que tu t'en aperçoives ! 

Et ça commence par la position du moteur : sur la roue avant, c'est un système de traction, rendant le vélo assez instable et c'est ce qui coûte le moins cher (voir les premiers prix de la grande distribution sportive). Disons que dès que le chemin devient difficile, ça dérape facilement. Il y a ensuite le moteur sur la roue arrière, plus cher : ce système plutôt de propulsion est plus stabilisant, mais déplace le centre de gravité de la bête vers l'arrière. Le moteur est généralement programmé pour ne démarrer qu'après un à plusieurs coups de pédale. Certains aiment, d'autres moins. Il y a enfin le moteur directement dans le pédalier, the top of the top, puisque le moteur vient directement aider l'effort au niveau des pédales, au premier coup de pédale. Ca peut déstabiliser puisque le vélo peut partir vite, mais c'est un coup de main à prendre. A nouveau, certains aiment, d'autres moins. Moi, sur les conseils de mon chéri, j'ai choisi ce type de moteur. De suite, bim, le prix grimpe. La remarque qu'on me fait souvent est : "oui, mais un moteur à ce niveau-là, tu le casses dès le premier trottoir un peu haut". Certes, mais 1) ça ne m'est pas arrivé jusqu'ici et 2) c'est un VTC, pas un VTT, ce n'est pas étudié pour grimper des trucs de 15 cm de haut ! Mon moteur est impeccable sur 500 km pour le moment.

Passons à la batterie : deux grandes marques s'affrontent pour la gamme moyenne, Panasonic et Bosch. Lorraine d'origine et particulièrement européenne, j'ai préféré la bonne batterie allemande ! Selon l'ampérage choisi, cette batterie vous emmènera sur 30 à 50 km si vous utilisez le moteur à son maximum. Moi, j'ai choisi le max, pour être tranquille (j'ai dans l'idée de faire un jour le Canal du Midi, ça pourra m'aider). Et là aussi, bim, on paie plus cher. Si vous ne voulez pas choisir parmi ces marques, vous trouverez dans la grande distribution sportive des batteries "sans marque" : ne vous leurrez pas, c'est du "made in China" et ça durera moins longtemps. Ce sera également moins bien garanti. Bosch garantit ses batteries pendant 2 ans. Mais vous pouvez viser encore plus cher, encore plus haut ! Et c'est là que les prix peuvent atteindre des sommes dingues de 6000 €. Pour mon utilisation, ce n'était pas nécessaire.

Enfin, le petit gadget qui fait la différence : l'écran de contrôle. Il permet de visualiser l'assistance que l'on demande au vélo (off, éco, tour, sport, turbo), les kilomètres parcourus, le temps de pédalage, la vitesse moyenne, la vitesse "instantanée", l'heure qu'il est... C'est pratique et c'est même rétroéclairé pour la nuit :)

Alors globalement, ça coûte combien ?

Mon vélo atteint la modique somme de... 1800 €, après une réduction de 10 % (fin de série). A cela, il convient d'ajouter l'achat d'un bon casque, de vétements de pluie, éventuellement de chaussures adaptées, de lunettes de cycliste, de mitaines... Pour l'instant, je n'ai que le casque et un poncho révolutionnaire que je vous présenterai plus tard. Mais lorsque la saison froide arrivera, je devrai investir de nouveau.

Finalement, pour un bon équipement résistant, pour faire 100 km par semaine, il convient de prévoir 2000 €. Vi, ça pique... Mais j'économise en parallèle 120 € d'essence par mois : faites le calcul, on s'y retrouve rapidement.

Et je finance ça comment ?

C'est là que le bât blesse pour le moment. Si vous n'avez pas cette somme dans votre bourse, il faut emprunter à la banque. J'aime ma banque, mais là franchement, ils ont un manque quelque part : le VAE n'est pas considéré comme un véhicule, donc ne bénéficie pas des taux d'achat de voiture ou autre véhicule motorisé. Il n'entre pas non plus dans les prêts "verts" (je n'ai pas encore compris pourquoi). Donc c'est un prêt à la consommation qui m'a été proposé : gentlewoman, ma banquière a diminué le taux d'intérêt, considérant elle aussi que quelque chose manquait dans sa banque.

Les moeurs évoluent, rassurez-vous. La ville de Toulouse a, jusqu'en mai dernier, proposé un financement partiel du vélo, à hauteur de 250 €. J'ai envoyé ma demande il y a bientôt deux mois et... beh rien pour le moment. J'attends encore un peu pour voir ! Mais Toulouse a vu l'engouement autour de son offre et a prévu de la renouveler. N'hésitez pas à demander à votre mairie des informations sur ce sujet : qui ne tente rien, n'a rien !

Enfin, les petits magasins qui vendent ces beaux vélos sont souvent compréhensifs et peuvent proposer un étalement sur plusieurs mois successifs (pour moi, c'était 3 si je le souhaitais).

Et après ?

Beh... en route !




Voilà pour les informations techniques et financières sur ma bécane. Ce n'est pas le plus passionnant dans mon aventure, mais comme je le disais, il faut un cadre (de vélo, mouahahah) avant de se lancer :)
Dans la suite de mes billets, j'alternerai les points "équipement" pour vous faire part de mes découvertes, les points "petites et grandes rencontres" faits des petits bonheurs croisés sur ma route, les points "rogntudju", en hommage à Franquin et son Prunelle, où je m'énerverai sur les détails qui vous calment sur la route, et bien entendu, quelques "digressions" ou "miscellanées" (ai pas encore arrêté mon choix du mot juste).

Allez mon Ami, à bientôt !






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