Quand on fait du vélo, par tous les temps, on observe mille et une petites choses qui nous échappent habituellement : on ouvre un peu plus les yeux. Certains automobilistes et autres personnes à roues feraient mieux d'en faire autant !
L'automobiliste, (moi y compris, hein) est dans sa bulle métallique, au chaud, protégé... et considère bizarrement qu'il n'y a que lui sur la route ! Adieu piétons, cyclistes, scooters et petits animaux de la forêt ! Et pourtant, ça grouille de monde au bord de la route !
Lundi 23 juin, lundi pourri, lundi maudit, et kilomètre 205 : il pleut comme c'est pas permis, mais le devoir m'appelle. N'écoutant que mon courage (nan, en fait, faisant taire toutes les petites voix fainéantes dans ma tête), j'enfile mon splendide poncho flambant neuf, poncho dont je ferai la promo plus tard, allume tous mes feux et fait une petite prière. Quelques coups de pédales, ce fichu premier "rond-point-haricot" (qui est celui qui a inventé cet objet diabolique ???) et là...
PAF !
... nan, et là, presque paf ! Ce n'était pas un camion mais une belle voiture rouge qui a considéré qu'elle était en ligne droite et non sur un "rond-point-haricot" : pourquoi regarder à gauche alors ? Freinage, dérapage sous l'orage et arrêt à... 5 cm de ce splendide capot rouge. Bon, j'avoue, j'ai été moins poète que d'habitude puisque seul un "tsssss, putaaaaaaa** !!!" est sorti de ma bouche.
Et si c'était la seule fois sur les presque 600 km parcourus jusqu'à aujourd'hui ! A chaque rond-point, chaque croisement, l'automobiliste ne regarde pas la piste cyclable, ni le passage piéton. Et quand il décide de faire attention, il regardera à gauche, pas à droite.
Alors j'ai mon petit mantra à chaque fois, cette petite phrase que je hurle sous mon casque à cette nana/ ce mec qui garde sa tête un peu trop droite : "mais tu vas me regarder, bord** !" Et ça marche sur les camionnettes avec leur toupie à béton derrière qui te coupe la route, les scooters qui te doublent un peu mais pas trop, les voitures qui se garent/roulent/attendent sur la piste cyclable pourtant bien visible... Et bon sang, que ça soulage ^^
A noter que depuis qu'il fait beau et chaud, je rencontre moins de problème : comme si mon petit short noir avait un effet sur la vision des conducteurs et me rendait plus visible que mon gilet jaune fluo (qui ne va avec rien) ;)
Oui, mais c'est quand même un peu cool les trajets à vélo, non ?
Ben oui, sinon j'arrêterais :) Le monde nous appartient un peu plus à vélo. Un matin tôt, à 6h30 au kilomètre 160 (oui, parfois je vais au travail très tôt), et par temps clair, une belle journée s'annonce. Un chemin tranquille entouré de hautes herbes et là... un petit lapin <3 Tout brun, la queue blanche, bondissant de droite à gauche pour accompagner mon chemin. La même semaine, une cane sur le bord d'un petit ravin accompagne ses cinq petits dans leurs premiers pas : notez qu'à vélo, on a le temps de ralentir pour compter les canetons ^^ Ou encore, la semaine dernière, au kilomètre 470 environ, un bel écureuil roux, le corps élancé et la queue touffue, est venu le long de ma roue avant de grimper en panique sur le premier arbre venu. Et les pies, les merlettes, les quelques buses ? Les escargots qui me font zigzaguer au matin, les lézards qui me font piler le soir ?
Oui, c'est cucul-la-praline, hein ? A tel point qu'au labo, on commence à m'appeler Brigitte Bardot ^^ Mais qui peut se targuer d'avoir récemment vu tout ça à bord de sa voiture ? Qui pensait qu'il y avait toute cette faune sur le bord de la route, vivant sa petite vie tranquilloute ? Et y a de la flore aussi : lorraine en manque de sa terre natale, j'ai découvert avec surprise deux magnifiques mirabelliers sur mon chemin !!! Eheh...
Beh au final, c'est ni tout blanc, ni tout noir, le vélo. Ca a ses avantages par beau temps (diantre que je bronze vite), ses inconvénients par temps de pluie (et encore, je n'ai pas pédalé par temps froid pour l'instant), ses petites joies, ses détresses.
Mais pour rien je ne changerais ! Et, pour être honnête, on rencontre également de gentilles camionnettes et voitures qui s'arrêtent, avec un conducteur souriant qui hoche gentiment la tête, des autres cyclistes qui vous saluent à chaque croisement, des piétons qui vous encouragent à coups de "alleeeeeeeeeez".
Allez, à bientôt mon Ami !

Je te trouve très gentille dans ta tête, moi j'aurais sans doute été plus vulgaire encore. En tout cas, ça me redonne à fond envie de refaire du vélo. Promis à Londres je m'en procure un !
RépondreSupprimerAhah ? Et tu tentes un blog en version londonienne ?
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